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LA SOCIÉTÉ DE CONSERVATION DU LAC LOVERING A 40 ANS!

anciens présidents



Le 12 juillet 1970, M Gérard Lamontagne rassemble des riverains préoccupés par la pollution au lac Lovering.

Il propose la création d’une société afin de coordonner les efforts des riverains afin de "protéger le lac et le territoire contre la pollution et que soient observées les lois de chasse et de pêche".

Le conseil d’administration élu à ce moment rassemble : Gérard Lamontagne, président-fondateur, le Dr K.R. Wilis, Vice-président, Jean-Paul Martel, secrétaire-Trésorier

Les directeurs sont : Léonard Côté, Laurent L’Abbé, Léo Millette, Armand Dubé, David Wilis, Léo Paul Fournier, Benoit, Lacroix, Alydor Dion, Edmond Léger, Jérome Martel.

La Société de conservation et de chasse et pêche du lac Lovering est constituée officiellement en date du 15 août 1970.

En 1973, le projet de règlement de régie de la société est adopté : il donne le nom de la société, ses buts, le registre des membres, les finances, la tenue annuelle d’une assemblée générale, les élections des officiers, le comité exécutif, les comités spécifiques.

Les présidents de l'époque ont été MM. Gérard Lamontagne (1970-1976) et Jean-Louis Béliveau (1976-1982).

LA SOCIÉTÉ DE 1970 À 1979

Au cours des dix années qui suivent sa constitution, les préoccupations de la Société couvrent divers sujets.

I L’ensemencement du lac
Nous ne retraçons pas de données précises sur la quantité de prises, mais les membres sont préoccupés par la nécessité d’ensemencer le lac : achat d’un terrain, construction d’un étang d’élevage de truites arc-en-ciel, suivi d’étude écologique de la faune du lac, entretien de l’étang, lien avec des organismes participant à l’ensemencement, la société a mis dans ces années beaucoup d’efforts pour assurer une présence d’une faune intéressante pour les pêcheurs.

II Qualité de l’eau
Rapidement apparait la préoccupation de la qualité des eaux. Lors d’une AGA de cette époque, on entend "Un lac a une durée de vie de 100 ans, les chercheurs lui donne actuellement un âge de 60 ans…, par nos actions, nous avons la possibilité de ralentir ce processus et de protéger notre lac".

Un homme dévoué sera depuis ce temps présent pour suivre certains indicateurs de l’état de santé du lac, Victor Roy mesure année après année à divers endroits et profondeurs du lac, taux d’oxygène, coliformes, phosphates. En cette période, le lac voit des arrivées importantes de riverains et résidents. La Société s’inquiète de l’absence d’équipement d’hygiène dans les installations de l’époque. Un représentant du ministère responsable de l’environnement explique alors que les types de sols et de rocs aux alentours du lac Lovering font que la nappe phréatique se tient très près de la surface; par contre, on constate que les égouts sont des trous à quelques pouces de la surface et cela inquiète les hauts responsables sur la migration des contaminants dans les puits des résidants et des risques à leur santé.

La Société fait des représentations par lettre ou rencontres de la municipalité du Canton de Magog ainsi que du Ministère responsable de l’environnement. Un inspecteur de l’époque, M Hopps prend cette situation au sérieux et informe la Société des suivis en cours au projet "Lovering Estates Development Inc" : "it could become a serious source of pollution" et autres développements "some upgrading needed".

Lors de l’AGA de 73, on mentionne "l’inspecteur M Hopps de la ville explique que tous les propriétaires dont le champ d’épuration présente des défauts sont en situation d’illégalité et seront visités et invités à effectuer les réparations."

La Société continue, année après année ses pressions auprès des municipalités pour que la vidange des fosses soit réalisée par les municipalités ainsi qu’une inspection régulière des fosses. On demande aussi l’installation de toilettes sur certaines plages très fréquentées ainsi que de douches au camp de vacances pour contrôler la contamination du lac. Des suivis sont fait aux AGA par les inspecteurs sur les correctifs des champs d’épuration.

Lors de l’AGA de 1977, un biologiste explique : "un lac est un milieu de vie qui vieillit parce que trop de matières nutritives se rendent au lac par les cours d’eaux. La préservation des végétaux et le reboisement sont des solutions".

En 1978, une analyse des coliformes fait réagir fortement le ministère délégué à l’environnement. Comme on retrouve des colonies de coliformes à taux élevé dans les fossés aux alentours du lac Lovering, l’inquiétude monte d’un cran. Le Ministre ordonne (ordonnance 202) à la municipalité de procéder à une étude par un ingénieur spécialisé dans le domaine pour établir rapidement l’état des problèmes et des solutions à appliquer. Il exige de plus que la municipalité du Canton de Magog respecte ses propres règlements.

D’autres membres commencent à se questionner sur l’effet des moteurs sur le brassage des sédiments au démarrage des bateaux et leur arrivée près de la rive.

D’autres se questionnent sur l’effet des animaux sur les tributaires et les impacts sur le lac.

III Lien avec des organismes en liens avec la mission
Ainsi tout au long de ces années, les administrateurs de la SCLL ont été actifs auprès des municipalités, du ministère ainsi que des organismes associés à la cause de la protection de la qualité des eaux, tels que FAPPEL, Association de la faune, Memphrémagog Conservation Inc...

On retrouve des contacts auprès de Gaz Intercité qui projette à l’époque un embranchement du gazoduc Montréal-Estrie.

IV Recrutement et sensibilisation
Les premières années, pour solliciter ses membres, la Société est active à organiser des activités pour les membres, tournoi de pêche, tournoi de fers, épluchette de blé d’Inde…

La Société implique des jeunes dans une "patrouille" pour la sensibilisation des riverains sur la santé du lac. Des lettres circulaires, puis des panneaux d’affichage sont des moyens qui visent tous à mieux informer les riverains.

À noter, qu’en août 1979, la Société propose de changer de nom pour "La société de conservation du lac Lovering". Ce sera enregistré aux titres de la Société à la fin des années 80.

Avec comme moto : Moi, je PROTÈGE mon LAC


Lorsqu’on relit les archives, on réalise que les citoyens des années 70 ont été de plus en plus sensibilisés à l’importance de l’environnement et plus particulièrement de la qualité de l’eau des lacs. Les élus, bien sûr, refléteront la mentalité de leurs citoyens… avec quelquefois un certain décalage.

C’est là que des associations de citoyens, prêts à relever leurs manches pour une cause à laquelle ils croient, réussissent à faire la différence.

La Société de conservation du lac Lovering fait face à cette époque à de très gros défis ainsi qu’au scepticisme des élus. Heureusement, le ministère de l’environnement de l’époque est actif dans la mise en œuvre de sa mission et soutient les actions citoyennes.

Les présidents de l'époque ont été MM. Jean-Louis Béliveau (1976-1982), Victor Roy (1982-1984), Robert Bélanger (1984-1988), Denis Lacasse (1988-1993).


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LA SOCIÉTÉ DE 1980 À 1989

Au début de cette décennie, les préoccupations de la Société sont principalement centrées sur la pollution des eaux du lac Lovering.

Des communications, basées sur des données historiques, expliquent aux membres et riverains que la qualité des eaux est en péril :
 
En 1972, les eaux du lac sont qualifiées de niveaux D et C en ce qui concerne les bactéries coliformes, c’est à dire de mauvaise qualité dans plusieurs échantillons du lac;

Le taux d’oxygène dissout est en baisse de 1977 à 1982;

Le degré d’artificialisation des rives montre en 1983 que 52% des rives sont dégradées ou ornementales alors que des rives naturelles ou en régénération devraient représenter 85% pour une protection adéquate du lac.

L’action du ministère de l’environnement de l’époque correspond au degré de défi que cause la pollution à ce moment:

règlement relatif à l’évacuation et au traitement des eaux usées des résidences isolées (14 juillet 1981), soutenu par de nombreuses démarches de la Société;

programme de régénération des rives offert aux municipalités et promu par la Société auprès des citoyens et municipalités;

réalisation de l’étude sur l’artificialisation des rives du lac Lovering (demandée par la SCLL), en 1983;

Ordonnance sur l’entretien et la réparation du barrage (demande de la SCLL);

Correctifs exigés suite à plusieurs cas de travaux non autorisés dans le littoral : (extrait d’un journal) "I didn’t know it was illegal…"

Ordonnance (suite aux démarches de la Société) de correctifs et interdiction concernant le déversement de boues de fosses septiques ainsi que de boues industrielles, huileuses et de chaux dans des tranchées à ciel ouvert du dépotoir et jouxtant des boisés marécageux percolant au lac.   Les efforts de la Société ont contribué à amener une prise de conscience des municipalités.

Les suivis serrés de la Société et demandes concernant le plan correcteur des installations septiques aux abords du lac Lovering;

opposition de la Société auprès du ministère à la demande d’annulation par la municipalité d’une ordonnance (202-août 1977) concernant des correctifs aux installations septiques du domaine du lac Lovering;

suivis de cas de déboisement sauvages, creusage dans le littoral, camping illégaux et leurs correctifs, projets de champs d'épuration communautaires;

rencontres annuelles des inspecteurs et conseillers des 2 Cantons pour discuter des problématiques de protection des eaux;

la municipalité du Canton de Magog collabore graduellement de plus en plus et soutient les projets de la Société;

cette municipalité adopte des règlements en 1984 sur la coupe de bois et l’encadrement forestier ainsi que des normes de défrichement.

Notons que dans cette période, des moments difficiles sont vécus par les citoyens. En 1986 (août) la municipalité de Canton de Stanstead doit lancer une opération ‘’ bouillir son eau à Fitch Bay’’ alors que la municipalité constate que les dérogations aux installations septiques ont des conséquences graves sur la qualité des eaux. En parallèle, le Canton de Stanstead creuse un fossé malgré l'opposition de citoyens, une plainte est déposée au Ministère de l'Environnement pour assurer le contrôle des boues déversées dans le Lac.

Les préoccupations de la Société continueront donc à être développées.

I L’ensemencement du lac
La société continue à suivre les ensemencements du lac réalisés par le ministère mais constate que la survie de l’étang d’élevage de la Société n’est pas faisable avec ses moyens et abandonne le projet. Les équipements sont vendus aux enchères, le bassin est rempli et reboisé.

II Qualité de l’eau
M Victor Roy continue ses activités de mesurage des indicateurs de la qualité des eaux, taux d’oxygène dissout,…

La Société presse les municipalités d’organiser un service municipal de vidange des fosses septiques et vérification des installations.

Au cours de ces années, la Société s'assure de bien communiquer l'information concernant les sources de pollution de notre Lac afin de sensibiliser ses membres et obtenir la plus grande participation des riverains à la protection des eaux. Ainsi, elle explique l'effet immédiatement visible que cause la surfertilisation : la prolifération des plantes aquatiques et des algues.

On sensibilise les riverains que le phosphate provient d' :
- installations septiques déficientes
- érosion des berges
- perte de capacité de filtrage naturel lors de pluies abondantes
- déversement de boues en provenance des affluents
- brassage des boues en bordure du littoral lors du passage de bateaux avec une vitesse excessive.

Différents textes sont diffusés sur la prolifération des plantes aquatiques, le taux d'oxygène dissout, l'impact des bateaux à moteur sur le brassage des sédiments, sur les oiseaux aquatiques, etc.

III Relation avec des organismes en lien avec la mission
Tel qu’indiqué au préalable les directeurs de la Société sont très actifs auprès des divers organismes influant sur la qualité des eaux du Lac. Relation avec les municipalités, la MRC (municipalité régionale de comté) de Memphrémagog, le ministère de l’environnement, les autres associations sœurs,… Dès cette période, la Société siège au Conseil consultatif sur l'environnement de la MRC.

IV Recrutement et sensibilisation
De 290 membres en 1980, la Société compte 390 membres en 1985. Les chalets proches du littéral sont évalués à 890 à l’époque. Le taux d'adhésion est donc très bon, montrant les préoccupations concernant la qualité de l’eau.

Des babillards supplémentaires sont installés.

Plusieurs textes de sensibilisation (et encore d’actualité) sont diffusé aux membres. La brochure "Moi, je protège mon Lac" est diffusé à 2000 exemplaires, des conférences sont organisées sur la régénération des rives. On distribue un dépliant, "Gare au phosphate".

V La régénération du littoral
Cette sensibilité se traduit en 1981 par une pétition des 300 membres en assemblée générale votant une requête au C/A de la Société de "supporter la Société à mettre de l’avant le Programme de régénération des rives et (ces derniers) s’engagent à y participer."

On y présente le défi posé par l'artificialisation des rives; la demande d’étude sur le degré de détérioration des rives naturelles suivra.

D’ailleurs plusieurs conférences sont organisées par la Société, en collaboration avec le Ministère, expliquant ce qu’est la vie d’un Lac : "ce n’est pas une piscine, le Lac a besoin de poumons, il s’agit du rivage naturel qui agit comme un filtre (des produits toxiques provenant des environs)…."

Plus tard la MRC passera un règlement sur les rives et le littoral.

Des brochures sont distribuées par la Société expliquant la façon d’aménager le littoral et installer un débarcadère sans danger pour la faune et la flore du Lac.

Le projet pour la régénération des rives amène la Société à instaurer un programme de bouturage et de plantation auquel participeront les membres pour de nombreuses années.

VI Vitesse des bateaux à moteurs
Cette préoccupation ressurgit à chaque AG et cela même encore en 2009. Les demandes de la Société aux municipalités ne donnent pas de résultats : Réponse du Canton de Stanstead en 1982 "il est inutile d’adopter des règlements que l’on ne peut faire respecter", qui tout en montrant un certain bon sens manque d’imagination puisqu’on est ici dans le domaine de la sensibilisation : l’attitude des municipalités agit comme un phare.

Proposition d’un code d’éthique des plaisanciers : la Société élabore et diffuse ce code dans ses bulletins.

VII Le site d'enfouissement
Tel que signalé plus avant, la Société s'inquiète du déversement de boues de fosses septiques et industrielles dans des zones de boisés marécageux diffusant au Lac. Par la suite, c'est le projet de traitement de boues usées dans le site qui est surveillé en fonction des impacts potentiels sur les eaux du Lac. Nous avons vu ci-haut que les actions de la Société sur ces évènements furent efficaces mais cela a démontré l’importance d’un suivi serré de cette source potentielle grave de pollution des eaux du Lac. À l’époque cela s’est traduit par des ordonnances du Ministère, quel chemin prendrons nous désormais?

C'est alors, en 1989, que le projet d'expansion du site d'enfouissement surgit.

Nous verrons, au cours de la décennie suivante, les actions prises par la Société, le dépôt de son mémoire et le rapport du BAPE.


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LA SOCIÉTÉ DE CONSERVATION DU LAC LOVERING A 40 ANS!

VINGT ANS DÉJÀ!

Voilà le titre du Bulletin d’avril 1990. En plus de « souligner le travail des bénévoles pendant toutes ces années… qui ont permis que la Société soit bien vivante avec ses 400 membres en 1990 », le président de l’époque, Denis Lacasse, esquisse les travaux à compléter à l’avenir : 
- Suivi sur la réglementation...pour les bateaux à moteur
- Plan d’action sur les suites de l’étude des sources d’érosion
- Suivi de la réglementation concernant le site d’enfouissement
- Information aux villégiateurs sur la régénération des rives et des ruisseaux
- Exigence envers les municipalités d’une application rigoureuse des règlements concernant la qualité des eaux.

Les présidents de l'époque ont été Denis Lacasse (1988-1993), Denis Rheault (1993-1997), Charles Terreault (1997-1999).


LA SOCIÉTÉ DE 1990 À 1999

Au cours de cette décennie, on constate que le taux d’oxygénation des eaux du lac diminue de façon continue, la température de l'eau augmente. Le ministère de l’environnement devient moins actif et déleste le programme de régénération des rives (1993), il ne fournit plus les plantations. De même, il cesse l’ensemencement du Lac pour la pêche sportive. En même temps, des menaces pèsent sur le lac; des sources de pollution importantes ne semblent pas complètement gérées, ou de nouvelles pressions s'annoncent. Par contre, on verra des règlements plus sévères être adoptés pour la protection de l'environnement, et ceci, grâce aux représentations de toutes sortes, faites par des bénévoles préoccupés d'environnement.

Du côté positif, le ministère Énergie et ressources autorise la Société à régénérer l’Ile de la Conservation (Commission de la toponymie 1990). De même, la municipalité du Canton de Magog s’engage « que TOUS ENSEMBLES nous travaillions dans le même sens : améliorer la situation générale du lac Lovering ». Un peu plus tard, la municipalité annonce l’exigence d’une superficie minimale de construction de 8 000 m2  et elle produit un bulletin « Spécial environnement sur le lac Lovering ». On y rappelle les règlements, les obligations du citoyen et l’importance de protéger l’encadrement forestier du lac ainsi que « chaque petit ruisseau ou fossé coulant vers le lac Lovering ». Plusieurs autres actions au cours des années confirment son engagement concret.

I L’ensemencement du lac
Au début des années 90, 3 000 truites brunes d'un an sont ensemencées, mais le ministère remet en question ce programme. Un groupe de membres tente de maintenir l’activité d’ensemencement annuelle. Un sondage porte sur la compilation des prises (1992). Le ministère cesse les ensemencements en 1995. La Société n'a pas réussi depuis à identifier un groupe de pêcheurs impliqués à chercher des solutions à ce besoin.

II Qualité de l’eau
Le programme des lacs (min. env.), avant son arrêt, réalise une étude sur les sources d’érosion du lac Lovering.

Belle nouvelle, la municipalité du Canton de Magog organise un service municipal de vidange des fosses septiques et de vérification des installations aux 2 ans toujours en vigueur de nos jours. Rappelons-nous que c’était une demande de longue date de la Société.

Différents textes sont diffusés sur la prolifération des plantes aquatiques, le taux d'oxygène dissout, l'impact des bateaux à moteur sur le brassage des sédiments, sur les oiseaux aquatiques, sur les produits biodégradables. Pour contrôler les plantes aquatiques, il faut diminuer l'apport de phosphore dans les eaux principalement en cessant l'application d'engrais en bordure du Lac et en revégétalisant les rives.

En 1991, la plage Livingstone est fermée car impropre à la baignade (coliformes fécaux), on constate aussi la présence d’algues filamenteuses en suspension dans le lac. À la fin des années 90, il reste 3 sources probables de coliformes fécaux toujours problématiques.

Suite à une étude pour analyser les dioxines et furannes dans les écosystèmes aquatiques du lac Lovering et Massawipi des articles sont présentés dans La tribune ainsi que la position du CREE; il s'en suit des recommandations sur la consommation de poissons.

À noter que pour le lac Memphrémagog, la municipalité passe un règlement sur le contrôle des moules zébrés demandant le lavage des bateaux; elle instaure un système de lavage avec certificat.

III Relation avec des organismes en lien avec la mission
L'engagement du conseil municipal de Magog est un bon signe pour les membres de la Société, cependant plusieurs constatent la lenteur des municipalités avant de passer à l'action. La Société est régulièrement en contact avec les municipalités au sujet de  l'avancement de leurs projets et des solutions aux infractions qui se produisent alors trop souvent. Ainsi dans le bulletin no 22 : "On assiste au lac Lovering à des travaux de construction, de creusage, de déboisement et de dépouillement de la végétation riveraine, on est témoin de l'installation de fosses septiques et de champ d'épuration plus ou moins règlementaires et on réalise que les contrevenants ne seront pas poursuivis et corrigent encore moins leurs travaux et installations polluantes." Cependant la Société considère que la municipalité de Magog fait beaucoup pour appliquer les règles avec rigueur.

Un amendement du règlement de protection de la bande riveraine est discuté : restriction des distances pour les nouvelles fosses, les bâtisses, une marge de recul de 15 m exigée, maintien de la végétation déjà existante, une voie d'accès à l'eau d'un maximum de 5 mètres, les travaux de remblais au lac interdits sauf réparations. Une clarification précise les droits acquis pour la réparation seulement.

Plusieurs rencontres avec la municipalité de Canton de Stanstead portent sur la réparation du barrage, ce dernier se détériore et la Société demande à la municipalité des rapports d'experts sur les réparations. La gestion du niveau des eaux (barrage) est remise à la municipalité du Canton de Stanstead; la Société demande aux 2 municipalités de s'entendre et de maintenir un niveau constant de 5,3 pieds en moyenne. Lors de situations de trop bas niveau (4,9 pi.), la Société entreprend des démarches auprès des municipalités. 

La Société entreprend des démarches auprès du ministre de l'environnement de l'époque ainsi que du député du Comté au sujet de nouvelles fosses septiques non conformes ainsi que du problème du marais Alger. En effet, les marais ne sont pas protégés au lac Lovering ce qui diminue la capacité de protéger notre Lac.

La Société s'implique au CCE (comité consultatif en environnement) de la MRC et a des liens avec la FAPEL

À cette époque, le ministère des transports du Québec informe les municipalités :" la protection des lacs et des cours d'eau débute bien en amont dans le bassin versant. Les fossés routiers constituent un élément important, …. Il faut à tout prix changer notre conception d'un fossé 'propre' et s'habituer à y voir une végétation luxuriante."

IV Recrutement et sensibilisation
Un bulletin spécial 20 ans couvre les thèmes des travaux à avancer pour la protection des eaux du lac; au cours de cette décennie, les bulletins d'information seront riches en information pertinentes pour les riverains : l'apport des affluents à la pollution du lac, la régénération des rives du lac et des affluents, les complexes domiciliaires et la qualité des infrastructures sanitaires, l'impact des produits biodégradables, l'importance des actions de représentation auprès des municipalités, la limitation de vitesse en bordure de littoral, la collecte des déchets domestiques dangereux. Des babillards sont installés pour mieux rejoindre les riverains.

Une vidéo présente les actions "Comment défendre son lac". On se questionne sur l'impact des castors qui créent des barrages sur les affluents.

La Société décide d'examiner les possibilités et les coûts d'instaurer un site internet.

V La régénération des rives
Les membres continuent le bouturage et les plantations annuelles; on mentionne vers 1996 que 77 terrains ont été plantés en 4 ans. De plus en plus, on réalise l'apport négatif des affluents au vieillissement du lac. Une présentation à l'AGA de 90 explique que les boues et matières provenant des affluents accélèrent le vieillissement du lac, l'installation de plantes aquatiques, le risque d'envasement excessif et de poussées d'algues visqueuses.

La municipalité du Canton de Magog accepte de participer à la promotion de la régénération auprès de leurs citoyens, puis collabore à l'achat des plants. Le Canton de Stanstead n'a pas les ressources nécessaires. Un guide est produit par la Société en collaboration avec les 2 inspecteurs municipaux. La Société reste le maitre d'œuvre de l'organisation.

VI Vitesse des bateaux à moteurs
La Société propose aux 2 Cantons d'un règlement sur les bateaux à moteur :
- Limite de vitesse de 10 km/h sur les 100 m de la rive
- 30 km/h entre 25 et 100 m de la rive pour le départ et l'arrivée de skieurs
- Vitesse maximale de 70 km/h partout ailleurs
- Interdiction de régates motorisées
- Demande d'un constable spécial pour surveiller l'application du règlement

Un règlement sur la vitesse des bateaux entre en vigueur en sept 1995; on y retrouve les 3 premiers points de la proposition de la Société. En 1996, la MRC ainsi que les 2 municipalités acceptent d'instaurer une patrouille nautique, l'objectif principal est de sensibiliser les riverains au respect de la vitesse en bordure du lac.

L'installation de bouées est sous la responsabilité du ministère pêches et océans Canada et est régie par des règlements sur la conduite de bâtiments, les bouées privées ainsi que la garde côtière canadienne. La municipalité est responsable de leur achat et la Société demande d'augmenter le nombre de bouées.

La Société collabore à promouvoir le règlement sur les bateaux à moteur.

VII Le site d’enfouissement
En 1992, le résultat des analyses des eaux de surface près du site semblent anormaux; la Société demande au ministère de l'environnement son opinion.

La Société demande à être informée du programme de contrôle du site tel que : D'où proviennent les déchets, quels moyens permettent de contrôler l'infiltration, de capter la lixiviation et la traiter. Que fait-on pour prévenir la contamination de la nappe phréatique, quelle est la stratégie d'échantillonnage et d'analyse de l'eau des affluents provenant du site et coulant dans le lac Lovering.

Une rencontre porte sur les critères de surveillance environnementale des sites d'enfouissement; on remarque que les normes américaines sont plus sévères que celles du Qc. Le ministère de l'environnement répond à la demande de la Société en donnant le programme de surveillance exigé des sites d'enfouissement: nature et provenance du matériel, interdiction des déchets dangereux, captation de la lixiviation et son traitement, échantillonnage et analyse annuelle par le Ministère.

En 1994, la loi 151 augmente les exigences, entre autres, en demandant aux sites des mesures mensuelles des rejets. En 1996, la Société participe à une visite du site d'enfouissement. La lixiviation est désormais recueillie et traitée, des puits d'échantillonnage ont été creusés afin de mesurer la pollution potentielle de la nappe phréatique; de plus, des mesures sont prises dans les ruisseaux voisins.

Par contre, l'année suivante, on s'inquiète que la lixiviation traitée est rejetée dans les marécages bordant le site. La Société collabore à la prise d'échantillons des eaux de surface près du site, les résultats sont bons sauf pour le Fer. Plus tard, la lixiviation traitée sera envoyée dans une usine spécialisée en environnement. En jan 1998, suite à des pluies abondantes, un déversement dans le marais des eaux traitées ne génère heureusement pas de contamination. Un comité de liaison réalise des suivis aux 2 mois; les résultats des analyses sont conformes.

En parallèle à ces évènements, la Société suit de près la demande d'agrandissement du site et demande qu'une étude d'impact soit faite. Des membres préparent un mémoire au BAPE concernant la gestion des matières résiduelles et le dépose en 1996. Les membres assisteront aux audiences du BAPE en 1997. La Société est très satisfaite des recommandations du BAPE au Ministre car elles reprennent les points importants soulevés dans son mémoire.

En 1999, un projet d'agrandissement est déposé auprès du ministère de l'environnement. Quelle sera la réponse du Ministre?


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LA SOCIÉTÉ DE CONSERVATION DU LAC LOVERING A 40 ANS!

Les présidents de l'époque ont été Mmes Hélène Théroux (2000-2004), Martine Couture (2004-2006), Patricia Tremblay (2006-2009), M. Jean-Noël Leduc (2009-  


LA SOCIÉTÉ DE 2000 À 2009

Au cours de cette décennie, les bénévoles de la Société ont été impliqués dans des dossiers de plus en plus complexes, des problèmes d'ingénierie avec le barrage, de biologie avec les cyanobactéries, d'économie et de chimie avec le site d'enfouissement, mais surtout politiques lors des relations avec les instances gouvernementales et municipales.

I L’ensemencement du lac
La FAPAQ prend la relève du ministère de l'environnement et ensemence 2400 touladis d'un an et demi. Elle prévoit reprendre aux 2 ans sur 5 ans.

On se demande si le barrage privé en aval du barrage du Canton de Stanstead pourrait avoir une passe migratoire pour permettre la remontée des poissons.

II Qualité de l’eau
M. Victor Roy maintient bénévolement les analyses de l'eau du lac (température, taux d'oxygène) et collabore aussi à des études de RAPPEL. Il produit un rapport de l'évolution des résultats des analyses depuis 1979.

Les résultats de plusieurs études réalisées dans les années 90 sont livrées à la Société et démontrent :
– "Contaminants toxiques dans la chair des poissons, ministère de l'environnement, 1999" – On y discute des sources potentielles de contamination par les BPC, dioxines et furannes au lac Lovering. À noter que les taux ne dépassent pas la norme de consommation humaine; de plus, les poissons piscivores sont contaminés au mercure et les taux dépassent la norme.
– "Qualité des eaux (eutrophisation), RAPPEL, 1999 à 2002- L'étude de suivi sur 5 ans (1997, 2002)" - démontre une quantité importante de phosphore en provenance de 4 ruisseaux.
– "Étude par vidéographie de l'état des rives du lac, RAPPEL ET MRC 1999 ''.

Une assemblée publique d'information sur la contamination des lacs Lovering, Massawipi et Magog a lieu le 3 mars 2001 pour présenter les sources potentielles de contamination ainsi que pour former un comité de vigilance sur ce sujet. Le ministère de l'environnement crée un comité de travail avec les citoyens et organismes intéressés, la Société y participe. Une proposition d'un plan de correctifs à la contamination est déposée par le ministère lors d'une assemblée publique des associations de protection des 3 lacs en juillet 2005. Il s'en suit un programme d'échantillonnage de la MRC qui débute à l'été 2005 au lac Lovering.

En 2005, le MDDEP identifie la présence de cyanobactéries en abondance au lac Lovering mais heureusement de façon qui semble très localisée. En 2006 le nombre de lacs atteints par les algues bleues étaient au nombre de 75 alors qu'à la fin de l'été 2007, le nombre double et atteint 150. Malheureusement, le lac Lovering sera un de ceux-là, touché en diverses zones du lac. La sensibilisation accrue des riverains au cours des années 2005 et 2006 explique en partie la hausse des lacs identifiés, c'est la version de COGESAF en 2007.

En 2008, le gouvernement du Québec décide de diffuser les informations sur les algues bleues-vertes uniquement en cas de danger confirmé.

La MRC continue les campagnes d'échantillonnage. Le Canton de Stanstead adopte une réglementation de la bande riveraine copiée sur celle de la MRC.

La Société soumet sa candidature au programme de « Surveillance volontaire des lacs »

III Tributaires et fossés
En 2001, puis en 2002, la qualité bactériologique de l'eau est vérifiée et montre des dépassements de la normes des coliformes fécaux dans plusieurs ruisseaux. Puis, lors d'un printemps pluvieux, on constate le développement important d'algues, particulièrement au ruisseau Roy, ainsi que l'apport d'éléments en provenance des fossés routiers et le lessivage des terres agricoles.

Un expert biologiste, M. Jonathan Pedneau, indique que suite à ses analyses de l'eau, plusieurs contaminants apportés par les tributaires provoquent le vieillissement prématuré du lac Lovering : « 8 fois plus de nutriments... contrairement à la norme permise ». Les démarches proposées afin de diminuer les substances nuisibles à l'environnement sont, pour chaque affluent : - prélèvements, photos et mesures, - diagnostic, - proposition de correctifs, - évaluation du prix, incluant le pouvoir d'intervention sur terrains privés, - rencontre de financement.

Des démarches sont prises par la Société auprès de la municipalité de Magog dans le but d'obtenir les autorisations des propriétaires pour circuler sur leurs terres afin d'avancer le projet des tributaires. Cela permet en 2009 de financer ”La  caractérisation physique du Ruisseau de l'Est et du Ruisseau Campagna par Action Saint-François" .Depuis la SCLL pose des gestes pour amener des correctifs au Ruisseau de l'Est.

IV Relation avec des organismes en lien avec la mission
La Société dépose un mémoire aux audiences du BAPE portant sur « la gestion de l'eau au Québec ». Plus tard, elle dépose un autre mémoire à la consultation publique sur le projet de la gestion des matières résiduelles de la MRC, à ce sujet, la Société rencontre les maires de la MRC et les médias publient des articles concernant les préoccupations de la Société. 

Des rencontres annuelles entre la Société et les 2 municipalités permettent de suivre les différentes problématiques, telles que la contamination par des coliformes fécaux dans certains ruisseaux, le respect de l'encadrement forestier et de la végétation naturelle des rives. Les municipalités encouragent les travaux de la Société en accordant plus de subventions pour soutenir les bulletins d'informations et les suivis de dossiers importants. 

La Société échange avec les municipalités au sujet de la méthode du tiers inférieur pour l'entretien des fossés routiers. En 2000, la Loi sur la sécurité des barrages est adoptée et exige un entretien sécuritaire et conforme aux normes établies. Ainsi, la Société discute régulièrement avec le canton de Stanstead de la réfection du barrage qui a besoin de corrections importantes; les travaux seront réalisés en 2005 mais malheureusement ne permettront pas la remontée des poissons.  En 2006, le canton de Stanstead inspecte les fosses septiques et identifie 20% de fosses ayant besoin de correctif.

En 2007, la Société rencontre 3 des associations de propriétaires de plage et discute du contrôle des cyanobactéries. La Société participe à des rencontres d'information du MDDEP au sujet du plan d'intervention concernant les algues bleues ainsi qu'au comité de suivi – contrôle des cyanobactéries organisé par la MRC. Elle propose un projet de règlement sur le sujet. Elle participe à la consultation publique. Elle participe aux rencontres d'information sur le schéma d'aménagement de la municipalité. Un mémoire sera déposé à la consultation publique sur le schéma d'aménagement révisé de la MRC.

V Recrutement et sensibilisation
Le nombre de membres ayant diminué à la fin des années 90, la Société change d'approche pour le recrutement en instaurant une rencontre personnelle (porte à porte) par des bénévoles afin de faire connaître les objectifs et plan d'action de la Société.

Les babillards sont maintenus et rénovés au besoin; un projet de rénovation important a lieu en 2007-2008. Le site internet est développé et alimenté. Une subvention du programme « Carrière été » du programme étudiant du Centre ressources humaines Canada permet un soutien au recrutement de 2005; le nombre de membres est ainsi amené à 485.

Des conférences sont offertes aux membres, sur « Nos lacs, les connaître pour mieux les protéger » de M. André Hade ainsi que « Les algues bleues, pas dans mon lac! ».

Le site web attire une moyenne de 220 visites par mois de janvier à mai.

VI La régénération des rives
Pour l'an 2000, l'organisme RAPPEL met l'emphase sur « 100 000 arbustes à planter », la Société y collabore avec son programme local. 

Suite à l'étude effectuée par RAPPEL à l'été 1998, un rapport est présenté à la Société, « elle évalue à 46% le périmètre total des rives classées « très artificielles » soit 7,2 km des rives. ...les besoins de végétalisation des rives (82 500 arbustes) sont nécessaires pour atteindre une plus grande qualité organique des eaux du lac.

Suite aux alertes aux cyanobactéries, la Société distribue près de 2000 plans au printemps 2007 et des commandes sont faites au printemps 2008. 700 arbres fournis par COGESAF sont distribués et plantés. La ville de Magog distribue des plantations aux riverains qui présentent un plan d'aménagement.

VII Vitesse des bateaux à moteurs
La patrouille nautique est invitée à rencontrer la Société; on comprend que la patrouille doit partager ses heures de disponibilité avec d'autres lacs. Par contre, un nouveau statut donne le pouvoir aux patrouilleurs nautiques d'émettre des infractions.

Au début de 2000, 10 bouées sont octroyées par les municipalités afin d'indiquer les 100 mètres où la vitesse de 10 km/h doit être respectée. La Société élabore un document sur la conduite des bateaux à moteurs « Le code d'éthique des plaisanciers »

VIII Le site d’enfouissement
Le comité de liaison entre les responsables du site et des membres de la Société reprend ses activités en 2000 mais cesse peu après.

Les propriétaires du site et le ministère de l'environnement effectuent des études bi-annuelles au site dans le puits de captage d'eau souterraine et dans les eaux de l'affluent menant au lac.

Le projet d'agrandissement du site est soutenu, dans un premier temps, par la municipalité de Magog car elle « fait confiance dans l'utilisation des nouvelles techniques sécuritaires de traitement des lixiviations. »

À cette époque, le ministère de l'environnement aurait accordé un permis en vue d'ériger un autre bassin d'emmagasinage de lixiviations sur le site afin d'éviter tout risque de déversement dans le ruisseau menant au lac. La Société suit le dossier, entre autres, en participant au comité de liaison. En 2004, on constate qu'il y a encore des déchets commerciaux qui sont déversés au site. 

Les propriétaires du site annoncent en 2005 un projet d'ouverture d'un site d'enfouissement de 60 000 tonnes et la fermeture du site actuel. Le dossier est discuté sur toutes les tribunes, la Société fait connaître sa position à l'effet d'être contre l'ouverture d'un tel agrandissement sur le site actuel. La Société est très présente dans les médias, les municipalités et lors de séances publiques. Elle rencontre le député d'Orford et dépose ses recommandations.

En 2007, le BAPE débute des audiences publiques sur l'agrandissement du site, la Société y présente son mémoire le 18 juin. À nouveau, les médias sont associés et de nombreux articles sont publiés. Le comité de vigilance sur la contamination des lacs Lovering, Massawipi et Magog présente un mémoire. Le comité de vigilance des 3 lacs se rencontre sur une base annuelle. 

En 2008, le ministère de l'Environnement autorise le site d'enfouissement d'enfouir 50 000 tonnes dans le secteur nord du site. Ni la MRC, ni la ville de Magog n'ont été consultées ni informées. La Société a soulevé le problème, amené par les citoyens, de la hausse des camions à la MRC, ce qui leur a permis d'être informés. Des articles dans les médias mentionnent « l'Estrie se traine la patte » et n'a pas fait ses devoirs...

Suite à ces articles, la Société rencontre la MRC pour discuter du sujet. La Société envoie une lettre, avec copie aux journaux, à la ministre de l'environnement pour faire le point sur le site d'enfouissement.

À SUIVRE… (2009 à 2019) … Ce sera l'oeuvre de chacun d'entre nous…!


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© Société de conservation du lac Lovering